Trop bonne, trop conne


En direct live
4 juillet 2008, 9:02
Classé dans : Trop bonne, trop conne

Oui, en ce moment-même il se passe une chose extraordinaire : je suis en train de dire à une personne que non je ne peux pas faire un détour de plus de 40 kilomètres pour venir la chercher.

Parce-que trop bonne, trop conne, ça a assez duré. Parce-que c’est plus facile via le Net. Parce-qu’il faut bien commencer par quelque chose un jour.



La poupée qui fait non
2 juillet 2008, 17:49
Classé dans : Trop bonne, trop conne

Oui, s’il y a bien un mot que je n’arrive pas à prononcer, c’est celui là. « Non ». C’est pourtant pas compliqué, mais je bloque. La peur qu’on me prenne pour une fille extrêmement pas sympathique, en fait.

Enfin au final, c’est super handicapant. Puisque bien sûr je n’ai rien en retour. Mais en plus, je suis débordée. Je me retrouve à devoir faire plein de trucs, à penser à plein de choses, pour satisfaire tout le monde. Mais comme ça ne peut pas fonctionner très longtemps comme ça, il y a toujours un moment où tout se casse la gueule. Forcément, ça me retombe dessus. Et je culpabilise, même.

Non mais franchement. Culpabiliser d’être trop gentille ! Je suis consciente que c’est complètement débile, mais rien à faire, je continue ! Soit je suis maso, soit je suis maso…



Oh et puis tu sais, je…
30 juin 2008, 11:31
Classé dans : Trop bonne, trop conne

Non, je sais pas. Non, j’ai pas envie de savoir ! Et pour tout te dire, tu m’emmerdes avec ta vie trop parfaite.

Ouais, t’as une copine géniale. Ouais, tu es amoureuse comme jamais. Ouais, vous vous entendez trop bien. Vous vous appelez tous les jours pendant au moins deux heures. Même qu’une fois vous êtes restées six heures sans raccrocher. Ouais, elle vient bientôt passer quelques jours chez toi. Vous flippez trop quand sa mère vous surprend, main dans la main. Vous vous montrez en public parce-que vous êtes des rebelles.

Mais tout ça, je m’en fou tellement ! A la limite, je préfèrerais creuser à mains nues jusqu’au centre de la Terre plutôt que d’entendre tes récits mielleux.

Sauf que voilà, je suis trop bonne et surtout trop conne. Alors je fais mine de t’écouter avec intérêt, je te pose même des questions, pour en savoir plus. Et quand elle t’appelle, je reste là, à ne rien faire, sans broncher.

C’était la fête de la musique. Et j’ai pas osé te dire que tu m’avais gâché cette soirée avec tes histoires de cœur. « Petite conne » comme dit Roméo.



Salut, ça va ?
29 juin 2008, 22:31
Classé dans : Trop bonne, trop conne

Ouais, elle commence toujours à peu près comme ça, quand elle vient me « parler » sur MSN. Et puis bien sûr je réponds gentiment. Mais elle, est-ce qu’elle aurait le respect de me répondre en moins de huit minutes ? Non mais oh, je suis là moi, et pas que lorsque madame a trois secondes de libres une fois par an durant le solstice d’été les jours de pleine lune.

Je suis juste l’ex un peu sympa à qui on dit bonjour de temps en temps, histoire de dire « Coucou j’ai une vie géniale depuis que je t’ai quitté comme une merde ».

Je suis juste l’amie qu’on appelle quand on a un souci. Et encore, pas toujours, parce-que parfois on oublie même que j’existe.

Je suis juste la conne qui rend service à tout le monde, tout le temps. Et qui ne réclame jamais rien en retour. Et qui n’a de toute façon jamais rien en retour.

Et pourtant, je suis juste la fille sensible qui aurait besoin d’un peu de compassion, d’attention, quelques fois, pour mieux supporter le monde.



Le commencement
29 juin 2008, 21:57
Classé dans : Trop bonne, trop conne

Oui, mais le commencement de quoi ? Le début de la fin, peut-être. La fin d’un monde, d’une vie passée à dire « oui », tout de suite, toujours. Sans jamais rien recevoir en retour.

« Trop bonne, trop conne », un nom très largement inspiré. Parce-que ça suffit, hein.